À retenir
- Quatre cents pieds entre le fond du cratère et les éboulis au fond.
- L'entrée est une ouverture de quelques mètres de large dans le sol du cratère.
- Les parois s'écartent à mesure que vous descendez, si bien que le sol est bien plus vaste que l'ouverture.
- Le panneau installé sur place le compare, à l'échelle, à un clocher et à la Statue of Liberty.
Les dimensions
La descente fait environ 120 mètres, soit quatre cents pieds, entre le sol du cratère et l'éboulis au fond de la chambre. C'est sur ce chiffre que repose la visite, et c'est celui qu'il vaut la peine de garder en tête avant de partir, car depuis le bord, rien ne permet de le deviner.
L'ouverture est petite. C'est un trou de quelques mètres de large dans le sol du cratère, clôturé et entouré de cordes, enjambé par une passerelle métallique sous laquelle est suspendue une plateforme. À côté, vous ne devineriez pas ce qui se trouve en dessous : cela ressemble à une fissure, comme il en existe beaucoup dans le champ de lave.
Sous l'ouverture, l'espace s'élargit considérablement. Le puits correspond à la cheminée du volcan et s'évase vers l'extérieur en descendant : le sol couvre donc une superficie bien plus grande que l'entrée, tandis que les parois s'éloignent de la plateforme à mesure que vous descendez. Cet élargissement est l'aspect le plus désorientant de la descente : vous vous attendez à un puits et vous découvrez une salle.
À quoi la comparer
Cent vingt mètres ne représentent pas une distance que la plupart des gens peuvent vraiment se représenter. C'est pourquoi un panneau installé sur place fait le travail en images. Il compare le profil de la chambre à deux éléments connus des visiteurs : un clocher et la Statue of Liberty.
C'est la seconde comparaison qui frappe le plus la plupart des visiteurs. La chambre est suffisamment profonde pour que la Statue of Liberty, sur son piédestal, y tienne avec de l'espace au-dessus de sa torche. Ce n'est pas une façon de parler pour décrire une grande grotte. C'est une comparaison mesurée, dessinée à l'échelle, sur un panneau installé au cratère.
L'autre comparaison utile est horizontale plutôt que verticale. Le sol est assez vaste pour qu'un groupe entier s'y répartisse et paraisse minuscule, exactement comme sur les photos où l'on voit une seule personne sur l'éboulis. Ce ne sont pas des effets de grand angle.
Le puits depuis le sol, avec l'entrée formant un point lumineux très haut au-dessus
Sa forme
Imaginez une bouteille plutôt qu'un puits. Le col est le puits par lequel vous entrez ; en dessous, le corps de la chambre s'ouvre de tous côtés. Les parois ne sont ni lisses ni verticales : elles s'inclinent, se renflent, présentent des corniches et des surplombs et, par endroits, la roche au-dessus de vous s'avance davantage que celle sous vos pieds.
Le sol n'est pas le sol d'origine de la chambre. C'est un éboulis formé par les matériaux tombés des parois et du plafond au cours des quatre mille dernières années, et il est en pente. Marcher dessus, c'est marcher à l'intérieur sur un pierrier.
Il y a encore une chose à savoir avant de descendre, car elle change ce que vous allez observer. La chambre n'est pas une grotte au sens habituel du terme. Une grotte est un espace creusé dans une roche existante par l'eau ou la lave. Ici, l'espace était autrefois entièrement rempli de roche en fusion, qui s'est ensuite retirée. Tout ce qui vous entoure se trouvait à l'intérieur du mécanisme du volcan.
De quoi sont faites les parois
La roche est du basalte, comme dans presque toutes les formations volcaniques islandaises : une lave sombre à grain fin, pauvre en silice et donc fluide lorsqu'elle est en fusion. Cette fluidité est importante ici, car elle explique en partie pourquoi le magma a pu s'écouler au lieu de se solidifier sur place.
Pourtant, ce que vous voyez est rarement sombre. Les surfaces sont recouvertes et marquées par des minéraux déposés par les gaz chauds qui ont circulé dans la roche pendant son refroidissement. Ce sont ces dépôts qui donnent à la chambre ses teintes rouges, jaunes et violettes. Sous la couleur, c'est du basalte islandais tout à fait ordinaire.
Par endroits, la paroi conserve directement la texture de la roche en fusion : des coulures, des traînées et des surfaces lisses formées lorsque la lave était au contact de la roche avant de se retirer. Elles méritent votre attention. C'est ce qui, dans la chambre, se rapproche le plus d'une trace du moment où elle s'est vidée.
120 m
La profondeur de la descente. Le panneau installé sur place compare la chambre à un clocher et à la Statue of Liberty, car le chiffre seul ne permet pas vraiment de se la représenter.
Quelle partie voyez-vous réellement
Vous ne voyez pas tout, et mieux vaut le savoir pour ajuster vos attentes. La chambre est éclairée par des lampes fixées aux parois, et éclairer un espace de cette taille depuis quelques points fixes laisse une grande partie dans l'ombre. Les zones supérieures, en particulier, restent sombres.
Le résultat est peut-être plus intéressant qu'un éclairage uniforme. Les parties éclairées font ressortir les couleurs, les zones sombres donnent de la profondeur et le point lumineux de l'ouverture, très haut au-dessus de vous, fournit un repère d'échelle que perdrait une chambre entièrement éclairée.
Les photos présentent donc des écarts considérables, ce qui explique pourquoi les images que vous avez vues ne concordent pas. Selon l'exposition, différentes parties de la chambre émergent de l'ombre. Aucune ne ment : chacune en montre une portion.
Vos yeux s'habituent au fil de l'heure passée au fond, et la plupart des visiteurs ont l'impression que la chambre s'agrandit pendant la visite. Bien sûr, ce n'est pas le cas. Vous en percevez simplement une plus grande partie.
